Messe des familles

 

Messe des familles

crypte Notre Dame de la Libération- Besançon

Premier temps de la messe : l’Accueil

Ce dimanche 15 novembre 2015 a eu lieu la deuxième messe des familles. Lors de la célébration, des enfants et des adolescents se sont prêtés à vivrele temps de l’accueil : distribution des livres de chants, accueil des enfants et des jeunes de leur âge. Un temps d’échange autour de cette expérience de l’accueil été prévu pour les 11 ans à 15 ans avec Agnès A. Ainsi tous, les parents , les enfants ainsi que des jeunes se sont inscrits dans cette grande dynamique de l’accueil liturgique.

Un accueil qui prend sa racine et son sens dans l’Ecriture. J’en ai choisi trois figures. La première est celle d’Abraham ( Genèse 18, 1-15) qui accueilla trois mystérieux personnages : des hommes ? Des anges ? Le Seigneur ? Peu importe ! Abraham réagit et se met en mouvement souligne le récit. Alors qu’il était assis à l’entrée de sa tente, il leva les yeux, il courut à leur rencontre et se prosterna ; il se tenait debout près d’eux.L’accueil nécessite un déplacement, une mise en mouvement, une disponibilité.

La deuxième figure est celle de Marie, vu que ces lieux aux Buis sont sous sa protection. Marie (Luc 1,26-38) s’est laissée bousculer dans son projet de vie pour accueillir en elle le Messie. « Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu. » L’accueil invite à la joie. Alors qu’elle est bouleversée, l’ange la rassure : « sois sans crainte» L’accueil invite à la confiance dans l’agir de l’Esprit Saint. Et, au bout se profile une promesse, fruit de la foi : «  Celui qui va naître sera saint, il sera appelé fils du Très-Haut.» Ces deux accueils aboutissent à une promesse, à une bénédiction. Promesse et bénédiction étendues à leur entourage. « Sara, ta femme aura un fils » Promesse d’une naissance, d’une descendance. «voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils… »

La dernière figurechoisieest celle de Jésus que nous sommes appelés tous à imiter. Il accueille les pécheurs, les personnes les plus vulnérables, les exclus de la religion de son époque, les exclus des personnes « biens pensantes ». Jésus accueille avec son cœur, avec ses entrailles nous dit l’évangile selon saint Matthieu 9, 36 :«Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. »Enfin,écoutonsl’invitation de Paul dans sa lettre au Romais 5,7 :07 Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. »

Lorsqu’il n’y a pas d’accueil, disaient les enfants, mercredi dernier, lors de la préparation de cette messe, il n’y a pas d’amour, on est tristes, on est gês.On se sent mal accueilli dans sa différence. L’accueil permet une bonne ambiance ; de se sentir bien lorsqu’on pose ce geste avec amour. Cela ne va pas de soi ! Il nécessite un changement de regard, un changement d’attitude, une démarche intérieure, une conversion soulignaient-ilsencore. L’accueil est lié au fondement de la vie chrétienne.

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