Homélie du 5ᵉ dimanche de pâques, année C

Homélie du 5ᵉ dimanche de pâques, année C

Homélie du 5ᵉ dimanche de pâques, année C

Ac 14, 21b-27Ps 144 (145), 8-9, 10-11, 12-13ab/Ap 21, 1-5a)/Jn 13, 31-33a.34-35)

Je ne m’attarderai pas beaucoup sur les deux premières lectures d’aujourd’hui qui semble très explicite. Mais je ferai juste un commentaire sur l’Évangile de Jean qui les résume, Je crois.:
Deux thématiques peuvent être tirées de cet évangile:

  • Jésus qui glorifie le Père et se sent Glorifié par lui au moment où Judas quitte les douze et s’en va le trahir.  » Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. » Ce disciple qu’il a aimé bien qu’il sût qu’il allait le trahir; il n’a pas voulu s’en détacher. Il est même parti lui laver les pieds. De même avec Pierre qui le reniera trois fois, il va lui assurer sa proximité à lui et aux autres disciples qui ne trouveront pas le courage de l’assister au moment de son agonie. Et c’est en acceptant cela et en ne se détournant pas de cet amour donné gratuitement pour les hommes qu’il glorifie le père et reçoit la glorification de Lui.
  • Ensuite Jésus donne à ses disciples un nouveau commandement: de s’aimer les uns les autres. Ainsi présenté on dirait qu’il n’y a rien de nouveau dans cette règle. Beaucoup de philosophies et de religions le recommande. Dans l’ancien Testament au livre du Deutéronome 6,5, on en parle en ces termes: « Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toute ta force » Alors qu’en est il? pourquoi le Christ le considère comme nouveau. À cause de l’argument qui suit cette recommandation: « comme je vous ai aimé » Il faut donc scruter la vie de Jésus pour savoir comment il a aimé. Comme nous l’avons vu précédemment l’amour que Jésus à porter et porte au monde ne repose pas sur le mérite de ses personnes. Nous l’avons déjà relevé: il a aimé ses ennemis, ses détracteurs, ses persécuteurs, les lâches, les faibles il leur a témoigné son amitié. Il a aussi été solidaire des pauvres, compatissant avec les pécheurs et les malades. Il était sur les routes pour annoncer la Bonne nouvelle du salut même à ceux qui ne voulaient pas l’écouter et qui chercher des failles dans son enseignement pour le condamner. L’amour dont Jésus portait au monde était un amour actif qui consistait non pas seulement en un discours mais dans le vécu du quotidien.

Mes chers frères et sœurs:

Lorsque nous œuvrons pour la justice et la paix, nous vivons pleinement dans cet amour.
Lorsque nous Pardonnons par amour pour Dieu, nous manifestons cet amour du Christ.
Lorsque nous supportons les épreuves à cause du Christ, c’est aussi cet amour que nous vivons.
Lorsque nous transmettons notre joie de vivre en Dieu et notre espérance, c’est cet amour qui agit en nous.
Lorsque nous œuvrons par la vérité à éclairer la foi et le chemin de nos frères, c’est l’amour du Christ que nous imitons.
Lorsque nous travaillons pour plus de fraternité dans notre entourage, nos familles, sur nos lieux de travail, dans nos communes, nos régions, nos pays et dans le monde, alors c’est l’amour du Christ qui s’incarne en nous.

L’amour, nous dit saint Paul dans sa lettre aux corinthiens, « … prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. »

Aimer ceux qui nous aiment, n’est pas la performance que le Christ attend de nous. Ce qui doit nous identifier comme ses disciples dans le monde c’est l’amour que nous devons porter à ceux qui ne nous aiment pas assez ou ceux que nous aimons pas assez; ceux qui nous envient, nous jalouse; ceux qui nous calomnient. Saint Paul nous avertit. Pour vivre cet amour, il nous faudra passer par bien des épreuves. Mais nous trouverons la force d’avancer sur ce chemin si nous méditons chaque jour le mystère de pâques où le Mal a été vaincu.

Dieu nous rassure, « Voici que je fais toutes choses nouvelles. ». Dans le monde nouveau auquel nous tendons et nous avançons, il n’y aura plus de souffrance, ni de mort. Alors courage et confiance, l’amour que nous devons porter a nos frères est déjà rétribuer par la paix et la joie que Dieu nous procure. Voilà la Bonne Nouvelle de ce dimanche.

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Je suis originaire du Togo et franciscain. En communauté j’ai la charge de l’animation des jeunes et de la communication. Je suis aumônier des gens du voyage dans le diocèse de Besançon.

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